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Frère Birin (1906-1968), déporté durant la deuxième guerre mondiale

Pendant la deuxième guerre mondiale, plusieurs frères ont été déportés vers les camps de concentration. Le Frère Birin fait partie de ceux-ci est voici un résumé de sa vie :

Alfred Untereiner, né à Veckersviller (57), arrondissement de Sarrebourg, est devenu en 1922 le Frère Birin Joseph. Professeur à Épernay (51), il aide ses anciens élèves à échapper au Service de Travail Obligatoire. Bien connu de la Gestapo, il refuse de se cacher : « Je ne veux pas que mes Frères soient pris en otages à cause de moi ». Arrêté dans sa classe fin 1943 pour faits de résistance et fausses cartes d’identité pour réfractaires au STO, il est déporté à Buchenwald où il arrive fin janvier 1944 puis au commando de Dora en mars 1944. Connaissant l’allemand, il est employé au secrétariat du camp : il sauve des vies humaines, se dévoue au service des malades, porte en secret la sainte communion et parle de Dieu aux mourants ; mais aussi, il apprend les ordres secrets concernant ceux qui travaillent aux V1 et V2 : ils doivent être massacrés avant l’arrivée des Alliés ! Il devient alors l’initiateur d’une résistance larvée, ce qui le conduit au « bunker » le 4 novembre 1944 où il échappe de justesse à la potence. Le 4 avril 1945, devant l’avancée de l’armée américaine, il est sorti du bunker et part avec les survivants de Dora pour Bergen-Belsen, camp de 51.000 détenus ravagé par le typhus : il y prend la responsabilité de l’hôpital avec grand courage, jusqu’à l’arrivée des blindés du Général Patton. Libéré le 15 avril 1945, il revient à Épernay avec les grands malades le 3 mai 1945. Il a écrit ses mémoires de déportation : "16 mois de bagne à Buchenwald-Dora, par le n° 43.652".

Ci-contre, la photographie du Frère Birin après son retour de camp avec ses nombreuses décorations.


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