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Les Frères des Écoles Chrétiennes sont des religieux laïcs (non prêtres), disciples de St Jean-Baptiste de La Salle. Ils vivent en communauté.
Ils se consacrent à Dieu par les vœux d’association pour le service éducatif des pauvres et le vœu de stabilité dans l’Institut, auxquels s’ajoutent les vœux des religieux : pauvreté, chasteté et obéissance.
Professionnellement, ils consacrent leur vie à l'éducation des enfants et des jeunes comme enseignants, catéchistes, éducateurs ou formateurs.
Ils travaillent à tous les niveaux de l'enseignement : primaire, secondaire et universitaire. Avec le souci des enfants et des jeunes en difficulté.

Juvénat |
Tout jeune, il entre au juvénat, parfois appelé petit-noviciat, pour suivre ses études et réfléchir à son projet de vie. |
Noviciat |
Plus tard, il entre au noviciat pour une réflexion approfondie et un apprentissage de sa vocation et de la vie en communauté. Il devient Frère et se consacre à Dieu pour le service des jeunes. |
Scolasticat |
Cette vocation se vérifie, se poursuit et s'approfondit par les études pour obtenir les diplômes nécessaires à une profession dans le monde éducatif. |
Communauté |
Le métier d'enseignant ou d'éducateur le met ensuite en contact avec les enfants et les jeunes d'un établissement scolaire. Il vit alors dans une communauté de Frères d'école. Il poursuit sa formation pour mieux enseigner et mieux répondre aux besoins des jeunes comme enseignant, catéchiste et formateur. |
Maison de Retraite |
A la fin de sa vie active il prend sa retraite. Selon ses capacités et l'opportunité, il peut prendre part à des activités éducatives plus libres, avec les enfants, les jeunes ou des adultes ; ou encore partager celles de son quartier ou de sa communauté. |
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Localement : |
La communauté, ou maison |
Elle groupe localement quelques Frères d'après l'importance de l'école, ou des écoles de la ville. |
Le Frère Directeur |
Il est le supérieur local de quelques Frères qui composent sa communauté. Souvent il dirige aussi l'école où les Frères enseignent avec lui-même. |
Ecoles, Pensionnats, etc. |
Titres donnés aux établissements scolaires où les Frères exercent ensemble leur profession. |
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Régionalement : |
Le Frère Visiteur |
Il administre et anime un district. Son conseil est formé de Frères désignés ou élus (selon les époques). |
Le District |
C'est un territoire géographique, ou un secteur d'activité, qui regroupe des communautés et des écoles sous la responsabilité du Frère Visiteur. |
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Internationalement : |
Le Frère Assistant |
Il "assiste" au quotidien, le Frère Supérieur Général dans l'administration et l'animation de l'Institut, selon l'étendue de son mandat. En 1986 il devient le "Conseiller" du Frère Supérieur général. Voir la liste. |
Le Frère Supérieur Général |
Il administre et anime l'ensemble de l'Institut. Son conseil est constitué de Frères Assistants plus ou moins nombreux. Des services généraux et divers secrétariats assurent aussi les tâches administratives nécessaires. Voir la liste. |
Le Chapitre Général |
C'est l'instance suprême. Ses membres sont élus par les frères; sauf les membres d'office. Le Chapitre général élit le Frère Supérieur, modifie les Règles, traite souverainement de toute question relative à la vie de l'Institut. Voir la liste.
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au XVIII° s. |
au XIX° s. |
au XX° et XXI° s. |
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01 |
Paris |
06.06.1694 16.05.1717 07.08.1720 09.08.1725 27.07.1734 27.05.1745 01.08.1751 08.07.1761 17.05.1767 03.08.1777 04.05.1787 |
12 |
Lyon |
08.09.1810 |
30 |
Athis-Mons |
15.10.1901 |
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Au XVIII°s. |
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Au XIX°s. |
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Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur |
1651-1719 |
06 Frère Frumence |
1806-1810 |
Au XX°s. |
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Au XXI°s. |
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14 Frère Gabriel Marie |
1897-1913 |
26 Frère Alvaro Rodriguez |
2000- |
Au XVIII°s. 1717-1792 |
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001 Frère Jean |
1717-1725 |
008 Frère Généreux |
1752-1767 |
Au XIX°s. 1810-1858 |
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Au XIX° s. 1861-1897 |
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015 Frère Emery |
1810-1830 |
037 Frère Facile |
1861-1873 |
Au XX°s. 1901-1938 |
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Au XX° s. 1946-1976 |
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060 Frère Pamphile |
1901-1913 |
094 Frère Eliphus Victor |
1946-1961 |
Au XX°s. 1976-2000 : Les Conseillers du Frère Supérieur Général |
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001 Frère John Johnston |
1976-1986 |
015 Frère Miguel Campos |
2000-2007 |
L'enseignement mutuel, dans son principe, consiste dans la réciprocité de l'enseignement entre les écoliers : le plus capable enseigne à celui qui l'est le moins. (Joseph Hamel, 1818). Joseph Lancaster avait finalisé la méthode en 1803, d'où son nom de méthode lancastrienne.
Le maître était assisté de moniteurs-élèves chargés de transmettre ce qu'ils avaient compris de l'enseignement
reçu du maître.
Des avantages :
1. Plus d'élèves ... (jusqu’à mille), peuvent recevoir le même enseignement.
2. Moins de maîtres, donc économies financières pour les communes.
3. Economie de forces pour le maître, disait-on.
Des inconvénients :
1. Le risque majeur : en cas d'absence du maître unique et malade.
2. Chaque moniteur reçoit un pouvoir sur ses camarades. Il assure une forme d'enseignement simultané. Il n'a pas l'autorité de l'adulte, ni sa compétence.
L'enseignement simultané consiste en ce que le maître assure l'enseignement simultanément à toute une classe, ou à un groupe d'élèves. Jean Baptiste de La Salle adopta cette façon de faire pour diffuser plus vite les savoirs. Cependant, dans les Petites écoles, les maîtres (tels les précepteurs ailleurs) continuaient l'enseignement individuel.
Le maître peut se faire aider ensuite par des élèves pour des "répétitions" auprès de ses camarades plus lents. Il y a plusieurs frères dans l'école.
Des avantages :
1. Cette méthode fait gagner du temps.
2. Elle rapproche l'élève du maître qui a autorité et compétence. Elle permet l'émulation. Tous les élèves sont occupés.
3. Plus de continuité, si un maître s'absente.
Des inconvénients : Le risque existe de ne pas respecter le niveau réel de savoirs de chaque élève soit par excès, soit par défaut.
1. Avant qu'existent les Frères, l'éducation et l'enseignement des jeunes enfants étaient assurés par les précepteurs et les maîtres écrivains. C'était leur métier et leur profession exercés en échange d'un financement que seuls les gens aisés pouvaient assurer. Jean-Baptiste de La Salle innova en enseignant le français et non le latin, dès le départ. Il prit la charge des écoles là où les paroisses assuraient le traitement des frères. Tous les enfants recevaient un enseignement gratuit, surtout ceux des ouvriers et artisans. Les maîtres-écrivains, bousculés dans leurs privilèges, intentèrent des procès, et se révoltèrent parfois contre Jean-Baptiste de La Salle et les Frères. Les Frères appliquaient une pédagogie d'enseignement simultané pour la promotion des milieux pauvres, et la fraternité par la "civilité" et la mixité sociale.
2. L'organisation des apprentissages en leçons et ordres de leçons, et la fréquence des évaluations, dans les classes hétérogènes lasalliennes, permettaient une efficacité quasi utilitaire, et évitaient des inconvénients de l'enseignement mutuel, en proposant une véritable forme de travail personnalisé, à la mesure de chaque élève.
3. La pédagogie lasallienne n'a jamais séparé l'éducation de l'instruction, l'éducation humaine de l'éducation chrétienne, afin de former "l'honnête homme" équilibré du 17° siècle. De ce fait, elle ne pouvait adhérer à l'enseignement mutuel. L'essentiel pour les Frères passe par une relation directe, personnalisée et prolongée du maître et de l'élève. Dans cette relation joue le mécanisme imitation-identification indispensable à la croissance humaine. Or par son organisation l'enseignement mutuel coupait le maître de ses élèves et cette forme d'enseignement si elle pouvait assurer l'acquisition des savoirs, ne permettait pas autant l'éducation.